1959 - 2009 : 50 ans de PLAY BACH
   

L’histoire commença à la fin des années 50, l’une des périodes les plus expérimentales de l’histoire du Jazz, lorsque les formations de "Big Band" des années 40 continuaient de traverser l’Atlantique à la recherche de nouvelles idées pour faire swinguer toujours plus avec des moyens plus réduits.

Le résultat des propres expériences de Jacques Loussier aller jouer un rôle de premier ordre dans l’évolution du jazz. A cette époque, il n’était encore qu’un jeune pianiste qui s’amusait à improviser à partir des compositions de Jean-Sébastien Bach. Il fit alors une pause dans sa formation classique pour, comme il le faisait pour distraire ses amis, adapter le compositeur allemand avec des éléments Jazz. Les résultats furent suffisamment rafraîchissants, innovants et populaires sur la scène parisienne pour lancer sa carrière.

Lorsque Jacques présenta sa version de PLAY BACH en 1959, personne, pas même son producteur chez DECCA, ne pouvait imaginer qu’un million de copies de ses cinq premiers arrangements seraient vendus dès 1965. A Paris, Londres, Tokyo, Sydney, ou New York, Jacques Loussier symbolisera l’unification harmonieuse de la musique classique et du Jazz. Considéré comme un pionnier voire comme l’inventeur du “Cross over”, Glenn Gould en personne reconnaîtra le bon goût de Loussier et admettra que “Play Bach est une bonne façon de jouer Bach”.

Après les turbulentes années soixante et soixante dix, durant lesquelles Jacques se produisit plus de 2000 fois dans le monde entier avant de composer pour des productions hollywoodiennes, une seconde formation vit le jour dans les années quatre vingt. Elle reprit ses tournées mondiales et se concentra sur le perfectionnement des techniques d’improvisation inventées par Jacques Loussier. Les adaptations des Quatre Saisons de Vivaldi, les Gymnopédies de Satie, le Boléro de Ravel ou encore les Variations Goldberg de Bach réjouirent autant les critiques que le public.

L’énergie provocante des premiers Play Bach se déclinera tout au long des années pour correspondre au mieux à l’évolution des goûts du public. Le phrasé, la mise en place de Loussier font désormais partie de l’histoire du Jazz, mais c’est plus par son aspect “Bach” que  par l’aspect Jazz que le travail de Loussier se distingue: un mode d’interprétation pertinent qui rend hommage à la flexibilité et à l’universalité de la musique de Bach.

En 2009, pour fêter l’anniversaire du cinquantenaire, Telarc, une division de Concord Group, sort un CD commémorant l’événement : Jacques Loussier Plays Bach: The 50th Anniversary Recording.